mardi 14 juin 2011

les sept corbeaux


J’ai sept fils et toujours pas de fille et pourtant je désire une fille j’aime mes fils mais je veux aussi une fille pour que mon bonheur soit parfait.
J’ai sept fils et je suis enceinte, j’espère que ce sera une fille, car mon mari désire une fille plus que tout.
Quand je viens au monde je suis une fille mon père est heureux ma mère est heureuse mais ils sont inquiets car je suis chétive et à cause de ma faiblesse il faut m’ondoyer.
Va à la fontaine chercher en toute hâte de l’eau lustrale ! dis-je à mon fils.
Nous y allons tous, nous les sept garçons car nous voulons tous faire plaisir à notre père à notre mère et aider notre sœur que nous aimons déjà mais dans notre précipitation et notre désir de bien faire nous laissons tomber la cruche dans le puits nous ne savons que faire et restons plantés là comme des imbéciles et nous n’osons pas rentrer à la maison chercher une nouvelle cruche annoncer notre bêtise.
Certainement qu’ils auront oublié de rentrer pour jouer ces garçons impies je voudrais qu’ils soient tous changés en corbeaux.
Nous sommes à nous demander ce que nous allons faire quand soudain nous sommes transformés en corbeaux noirs comme du charbon nous nous envolons et passons au dessus de la tête de notre père de notre mère et de notre sœur que nous aimons déjà.
À peine ai-je prononcé ces mots ces mots terribles que je vois sept corbeaux noirs comme du charbon qui volent de-ci de-là.
Je sais que je suis responsable de la disparition de mes fils de mes sept fils de mes sept enfants il me reste ma fille et je me console avec elle comme je peux et je la vois de jour en jour grandir et prendre des forces.
Pendant longtemps j’ignore que j’ai des frères personne ne m’en parle personne n’en fait mention il n’y a plus de trace d’eux nulle part j’ignore que j’ai des frères mais un jour j’entends des gens du village dire que je suis bien belle ce qui est vrai je suis bien belle mais qu’en réalité je suis responsable du malheur de mes sept frères.
Ma fille tant désirée ma fille tant aimée vient me voir et me demande à propos de ses frères je ne veux rien lui dire je ne peux rien lui dire mais je ne peux garder plus longtemps le secret je lui dis c’est là un décret du ciel et ta naissance n’en a été que l’occasion innocente.
Chaque jour j’ai un peu plus de remords chaque jour je crois que je dois délivrer mes frères je dois me mettre en route pour retrouver leur trace et les délivrer quoi qu’il peut m’en coûter.
Je m’en vais je vais chercher mes frères je n’ai pas le choix je dois le faire je n’emporte avec moi rien d’autre qu’une miche de pain pour la faim une cruche pour la soif et une chaise pour la fatigue.
Je vais toujours tout droit devant moi loin loin jusqu’au bout du monde alors j’arrive au soleil mais il est trop chaud et terrible et il mange les petits enfants alors je m’enfuis en hâte et cours jusqu’à la lune mais elle est bien trop froide et elle est cruelle et méchante.
Je sens la chaire humaine et je vois une enfant arriver vers moi.
J’ai peur et je m’en vais vivement vers les étoiles qui sont gentilles et accueillantes chacune est assise sur une petite chaise à part.
Je suis l’étoile du matin et je suis la seule qui sait parler alors je dis à cette charmante enfant prends cet osselet car sans cet osselet tu ne pourras pas ouvrir la montagne de verre et c’est dans la montagne de verre que se trouvent tes frères
Je prends l’osselet je l’enveloppe soigneusement dans un petit torchon et je continue ma route si bien que j’arrive à la montagne de glace la porte est fermée à clé et quand je veux sortir l’osselet donné par l’étoile du matin je vois que le torchon est vide j’ai perdu le cadeau des bonnes étoiles que faire maintenant je veux sauver mes frères je suis allé jusqu’au soleil jusqu’à la lune jusqu’aux étoiles je ne peux m’arrêter maintenant je ne peux abandonner maintenant je sors un couteau de ma poche et me coupe le petit doigt je le mets dans la serrure et je parviens à ouvrir la porte.
Mon enfant que cherches-tu ?
Oh monsieur le gnome je cherche mes frères les sept corbeaux
Messire les corbeaux ne sont pas à la maison mais si vous voulez attendre leur retour entrez.
J’apporte le repas des corbeaux c’est mon rôle c’est ma fonction je mets le repas sur sept petites assiettes et dans sept petits gobelets.
Je mange une miette dans chaque petit gobelet et dans le dernier je laisse tomber le petit anneau que j’ai emporté.
Ce sont Messieurs les corbeaux qui rentrent à tire-d’aile.
Qui a mangé dans ma petite assiette qui a bu dans mon petit gobelet c’était une bouche humaine. Qui a mangé dans ma petite assiette qui a bu dans mon petit gobelet c’était une bouche humaine. Qui a mangé dans ma petite assiette qui a bu dans mon petit gobelet c’était une bouche humaine. Qui a mangé dans ma petite assiette qui a bu dans mon petit gobelet c’était une bouche humaine. Qui a mangé dans ma petite assiette qui a bu dans mon petit gobelet c’était une bouche humaine. Qui a mangé dans ma petite assiette qui a bu dans mon petit gobelet c’était une bouche humaine. Qui a mangé dans ma petite assiette qui a bu dans mon petit gobelet c’était une bouche humaine.
Je vide mon gobelet et un anneau en tombe et je vois que c’est l’anneau de mon père et de ma mère dieu veuille que ce soit notre petite sœur alors nous serions délivrés.
J’entends ce souhait et j’ouvre la porte et mes frères reprennent forme humaine.
Nous voyons la porte s’ouvrir et nous reprenons forme humaine.

Nous nous embrassons et nous faisons mille caresses et nous rentrons joyeusement à la maison chez nous.


lundi 13 juin 2011

Jeannot & Margot// Hänsel & Gretel


Je m’appelle Jeannot ou Hänsel.
Je m’appelle Margot ou Gretel.
Nous vivons avec notre père, un pauvre bûcheron.
Nous vivons avec notre mère, femme d’un pauvre bûcheron.
Nous sommes pauvres et avons peu de choses à nous mettre sous la dent, et la disette  s’est abattue sur le pays et nous ne pouvons même pas nous procurer notre pain quotidien.
Nous avons tellement faim que nous ne pouvons pas dormir et entendons notre père pauvre bûcheron parler avec notre mère, femme d’un pauvre bûcheron. Elle dit sais-tu, mon homme, ce qu’il faut faire ? Demain, à la première heure, nous conduirons nos enfants dans la forêt, là où elle est la plus épaisse. Nous leur ferons du feu et nous donnerons à chacun un morceau de pain. Nous retournerons ensuite à notre travail, et les laisserons tout seuls. Ils ne retrouveront pas le chemin de la maison et nous en serons débarrassés. Et notre père, pauvre bûcheron de répondre non, femme, je ne ferai pas cela. Je n’aurai jamais le cœur de laisser mes enfants seuls dans le bois : les bêtes sauvages les auraient bientôt dévorés. Et notre mère, femme d’un pauvre bûcheron de continuer idiot ! en ce cas nous mourrons de faim tous les quatre. tu peux raboter les planches pour les cercueils !
Elle n’arrête pas de le harceler, et notre père, pauvre bûcheron ces pauvres enfants me font pitié tout de même.
c’est fait de nous ! dis-je tais-toi Ne te chagrine pas : je saurai nous tirer de là, dis-je.
Nous attendons que nos vieux soient endormis, je me lève, mets ma petite veste, ouvre le bas de la porte et glisse dehors. Il fait un beau clair de lune et les cailloux blancs devants la porte brillent comme de vrais sous neufs. Je me baisse et en fourre dans les poches de ma petite veste autant qu’il veut en entrer. Puis je rentre Console-toi, et dors en paix : Dieu ne nous abandonnera pas.
Je me recouche dans mon lit. Au point du jour, avant le lever du soleil, notre mère, femme d’un pauvre bûcheron vient nous réveiller. levez-vous, paresseux, nous allons fagoter dans la forêt.
Alors elle donne à chacun un petit morceau de pain et dit : voilà votre déjeuner, mais ne le mangez pas tout de suite, car vous n’aurez rien de plus.
Comme j’ai mes poches pleines de cailloux, je mets le pain dans mon tablier ; après quoi nous prenons tous le chemin de la forêt.
Quand nous avons marché un instant, je m’arrête et jette un regard en arrière sur la maison ; je répète plusieurs fois ce mouvement. qu’est-ce que tu regardes ? me dit notre père, pauvre bûcheron, et pourquoi restes-tu en arrière ? prends garde et ne laisse pas traîner tes jambes. Oh ! père, je réponds. Je regarde mon petit chat blanc qui est posé au haut du toit et qui veut me dire adieu. Nigaud ! réplique notre mère, femme d’un pauvre bûcheron. ce n’est point ton petit chat, c’est le soleil du matin qui brille sur la cheminée.
Je ne regarde pas mon petit chat, mais je laisse tomber un petit caillou blanc de ma poche sur le chemin. Quand nous arrivons au milieu de la forêt, notre père, pauvre bûcheron dit : Mes enfants, ramassez du bois, je vais allumer du feu pour que vous n’ayez pas froid.
Nous en ramassons bien vite un petit tas. Quand les ramilles sont allumées et que la flamme s’élève très-haut, notre mère, femme d’un pauvre bûcheron dit : Mes enfants, couchez-vous près du feu et reposez-vous. Nous allons couper du bois. Quand nous aurons fini, nous viendrons vous reprendre.
Nous nous asseyons près du feu et, lorsqu’il est midi, nous mangeons chacun notre morceau de pain. Comme nous entendons les coups de hache, nous croyons que notre père travaille dans le voisinage. Mais ce n’est pas le bruit de la hache que nous entendons, c’était celui d’une branche que notre père, pauvre bûcheron et notre mère, femme d’une pauvre bûcheron ont attachée à un arbre mort et qui le frappe sous l’effort du vent.
À force de rester assis à la même place, nous fermons les yeux de fatigue et nous nous endormons. Quand nous nous réveillons, il fait nuit noire. Je me mets à pleurer et dit comment allons-nous sortir de la forêt ?
Je trouve des paroles réconfortantes et dit attends un petit moment que la lune soit levée, nous trouverons bien le chemin.
Et quand la pleine lune est levée, je suis les petits cailloux qui brillent comme des pièces d’argent toutes neuves et lui montre la route. Et quand la pleine lune est levée, il suit les petits cailloux qui brillent comme des pièces d’argent toutes neuves et me montre la route.


Nous marchons toute la nuit et, au point du jour, nous arrivons à la maison paternelle. Nous heurtons à la porte. Notre mère, femme d’un pauvre bûcheron ouvre et, en nous voyant, elle s’écrie : mauvais enfants, pourquoi avez-vous dormi si longtemps dans la forêt ? Nous avons cru que vous ne vouliez plus revenir.
Notre père, pauvre bûcheron, lui, est enchanté.
Peu après, nous manquons encore de tout, et, la nuit, nous entendons notre mère, femme d’un pauvre bûcheron qui dit dans le lit à notre père, pauvre bûcheron : voilà qu’encore une fois tout est mangé : nous n’avons plus que la moitié d’un pain et après ce sera fini de rire. Il faut nous débarrasser des enfants. Nous allons les mener plus au fond dans la forêt pour qu’ils ne retrouvent jamais la route. Sans cela nous sommes perdus.
Notre père, pauvre bûcheron a le cœur serré : il pense qu’il vaut mieux partager le dernier morceau avec ses enfants ; mais loin de l’écouter, notre mère, femme d’un pauvre bûcheron l’injurie et l’accable de reproches.
Quand on a dit A, il faut dire B, et, parce qu’il a cédé la première fois, il faut bien qu’il céde la seconde. Nous sommes encore éveillés et avons entendu cette conversation.
Lorsque les vieux sont endormis, je me lève et veux sortir pour ramasser de petits cailloux comme auparavant. Par malheur, notre mère, femme d’un pauvre bûcheron a fermé la porte et je ne peux pas sortir. Je dis des mots rassurants : ne pleure pas, et dors tranquille : le bon Dieu nous aidera.
Le matin, de bonne heure, notre mère, femme d’un pauvre bûcheron arrive et nous fait lever. Nous recevons notre petit morceau de pain, qui est plus petit encore que la première fois. En marchant vers la forêt, j’émiette le pain dans sa poche et souvent je s’arrête pour jeter les miettes à terre. pourquoi t’arrêtes-tu et regardes-tu derrière toi ? dit notre père, pauvre bûcheron ; continue ton chemin. Je regarde mon petit pigeon qui est posé sur le toit et qui veut me dire adieu, dis-je. nigaud ! répond ma mère, femme d’un pauvre bûcheron. ce n’est pas ton petit pigeon, c’est le soleil du matin qui brille sur la cheminée.
je jette toujours mon pain petit à petit sur le chemin. Notre mère, femme d’un pauvre bûcheron, nous mène si avant dans la forêt, que de notre vie nous n’avons pénétré jusque-là. On y allume encore un grand feu, et notre mère, femme d’un pauvre bûcheron dit : mes enfants, restez là assis, et, quand vous serez fatigués, vous pourrez dormir un peu. Nous allons plus loin couper du bois, et, le soir, sitôt que nous aurons fini, nous viendrons vous reprendre.
Lorsqu’il fut midi, je partage mon petit morceau de pain car j’ai semé le mien le long de la route. Nous nous endormons ensuite, le soir arrive et personne ne vient nous chercher. Nous nous réveillons au milieu des ténèbres de la nuit, et je dis des mots apaisants : attends que la lune se lève. Nous pourrons voir alors les miettes de pain que j’ai semées et qui nous indiqueront le chemin de la maison.
Quand la lune brille, nous nous mettons en route, mais nous ne trouvons plus une seule miette. Elles ont été mangées par les milliers d’oiseaux qui voltigeaient dans la forêt et dans les champs. Je dis : nous trouverons bien le chemin. Mais nous ne le trouvons pas.
Nous marchons toute la nuit et la journée suivante, du matin au soir, sans sortir de la forêt. Nous avons grand’faim, car nous ne vivons que de prunelles, et, comme nous sommes si fatigués que nos jambes ne veulent plus nous porter, nous nous couchons sous un arbre et dormons.
Le lendemain matin, il y a trois jours que nous sommes sortis de la maison paternelle. Nous recommençons à marcher, mais nous ne faisons que nous enfoncer de plus en plus dans la forêt. S’il ne nous arrive bientôt du secours, nous ne pouvons manquer de périr.
Quand vient midi, nous voyons un joli petit oiseau, blanc comme neige, perché sur une branche et qui chante si bien que nous nous s’arrêtons pour l’écouter. Son chant fini, il bat des ailes et voltige devant nous. Nous le suivons et bientôt nous le voyons se poser sur le toit d’une petite maison.
Nous nous approchons et reconnaissons que cette maisonnette est faite de pain et couverte en gâteau. Les fenêtres sont de sucre transparent.
nous,allons, dis-je, dîner comme en paradis. Moi, je vais manger un morceau de la toiture, et toi, tu mangeras un morceau de la fenêtre : c’est plus sucré.
Je lève la main et casse un morceau du toit pour le goûter ; je m’approche de la fenêtre et frappe dessus à petits coups. Alors il sort de la chambre une petite voix grêle.
qui frappe, qui frappe, qui frappe ?
qui frappe à ma petite maison ?
Nous répondons :
le vent, le vent,
l’enfant de Dieu !
Nous continuons à manger comme si de rien n’était. Je trouve le toit à mon goût, en arrache un grand morceau, et je casse tout un carreau de vitre. Nous nous asseyons et nous nous régalons.
Soudain la porte s’ouvre et il apparaît une fort vieille femme qui s’appuie sur une béquille. Nous sommes saisis d’un tel effroi, que nous laissons choir ce que nous tenons à la main. La vieille branle la tête et dit : ah ! mes chers enfants, qui vous a amenés ici ? Entrez et restez avec nous : il ne vous arrivera aucun mal.
Elle nous prend tous les deux par la main et nous introduit dans sa petite maison. On nous sert un bon repas, qui se compose de lait, de crêpes sucrées, de pommes et de noisettes ; puis on nous apprête deux jolis petits lits couverts de draps blancs. Nous nous couchons, croyant être dans le ciel.
(La vieille qui nous traite si bien est une méchante sorcière. C’est dans le but d’attirer les enfants qu’elle a fait construire en pain cette maisonnette. Lorsqu’un enfant tombe en son pouvoir, elle le tue, le fait bouillir, le mange, et c’est pour elle un grand régal. Les sorcières ont les yeux rouges et la vue courte, mais elles ont le nez fin comme les animaux et sentent l’approche des hommes.)
Le matin, de bonne heure, avant notre réveil, elle se lève ; tandis que nous reposons si gentiment, avec nos joues pleines et roses, la sorcière aux yeux rouges se dit tout bas : cela va me faire un repas succulent. 
De sa main sèche elle me saisit, me porte dans une petite écurie et m’y enferme. J’ai  beau crier, rien n’y fait. Elle s’approche ensuite de moi et me secoue pour me réveiller.
lève-toi ; va chercher de l’eau et fais une bonne soupe. L’autre, je l’ai mis à l’écurie pour l’engraisser. Quand il sera à point, je le mangerai.
Je pleure amèrement, mais c’est en vain il faut obéir à la sorcière. On me sert les meilleurs repas pour m’engraisser et à moi on ne donne que des têtes d’écrevisse. Tous les matins, la vieille va à la petite écurie et crie : montre tes doigts que je juge si tu es bientôt assez gras.
Je lui montre un petit os ; la vieille, à cause de sa mauvaise vue, ne s’aperçoit pas du tour et prend l’os pour mon doigt. Elle s’étonne qu’il n’engraisse point davantage.
Au bout de quatre semaines, comme je reste toujours maigre, elle perd patience et ne veut pas attendre plus longtemps. hé ! crie-t’elle, dépêche-toi d’apporter de l’eau. qu’il soit gras ou maigre, je veux demain l’égorger et le faire cuire.
Je pleure mais vais querir de l’eau. Les larmes coulent le long de mes joues, et je m’écrie :
mon Dieu, venez à mon aide. si les bêtes féroces nous avaient mangés dans la forêt, du moins nous serions morts ensemble.
cesse de gémir, dit la vieille : cela ne t’avance à rien.
Le matin, de bonne heure, il faut que je remplisse d’eau la marmite et la mette sur le feu.
avant tout, nous allons faire cuire le pain, dit la vieille. j’ai chauffé le four et préparé la pâte.
Et elle me pousse dehors vers le four d’où sortent des flammes.
grimpe dedans, dit-elle, et vois si le four est bien chaud, pour que nous puissions y mettre le pain.
Une fois que je suis dedans, la sorcière veut fermer le four, afin que j’y cuise et qu’elle puisse me manger. Mais je me doute de son dessein.
je ne sais, dis-je, comment faire pour y entrer.
imbécile ! répond la vieille. tu vois bien que l’ouverture est assez grande : je pourrais y entrer moi-même.
Et elle tourne autour du four et y avance sa tête. Je lui donne une si forte poussée que je l’y enfonce tout au fond. Je ferme aussitôt la porte de fer et y mets le verrou. La vieille hurle effroyablement, mais je m’enfuis et la sorcière est brûlée vive.
Je cours droit à l’écurie, en ouvre la porte et crie : nous sommes délivrés ! la vieille sorcière est morte.
Je saute dehors aussi vite qu’un oiseau, quand on ouvre la porte de sa cage.
C’est une grande joie : nous nous jetons au cou l’un de l’autre et nous nous embrassons tendrement. Comme nous n’avons plus peur, nous parcourons la maison de la sorcière. Nous trouvons dans tous les coins des caisses remplies de perles et de pierreries. Cela vaut mieux que les petits cailloux, dis-je, et j’en bourre mes poches. moi aussi, dis-je, je veux rapporter quelque chose à la maison. et maintenant, dis-je, nous allons voir à sortir de cette forêt de sorcières.
Nous marchons durant quelques heures, nous arrivons à un grand lac. nous ne pourrons le traverser, dis-je : je ne vois ni pont ni passerelle. il n’y a pas de barque, repris-je ; mais tout là-bas nage un canard blanc. Si je le priais de nous passer ?…
Alors je crie : canard, canard ; pas de pont, pas de passerelle ; prends-nous sur ton dos blanc.
Le canard s’approche : je m’assois dessus et dis viens avec moi. Non, je réponds, ce sera trop lourd pour le canard. il nous prendra l’un après l’autre.
Le petit animal le fait. Lorsque nous arrivons de l’autre côté, il nous semble que nous reconnaissons l’endroit, et tout à coup nous  voyons au loin la maison paternelle. Nous nous mettons alors à courir ; nous nous précipitons dans la chambre et sautons au cou de notre père.
Cet homme n’a pas eu une heure de repos depuis qu’il a abandonné ses enfants dans la forêt ; sa femme d’ailleurs est morte.
Je vide mon tablier : les perles et les pierres précieuses roulèrent par la chambre, et j’en  jette de ma poche à pleines poignées.
Dès lors, on n’a plus de soucis et on vit en grande joie tous ensemble.

Je m’appelle Jeannot ou Hänsel.
Je m’appelle Margot ou Gretel.


jeudi 9 juin 2011

les trois nains de la forêt


Ma mère est morte et le père de ma meilleure amie est mort alors la mère de ma meilleure amie me dit dis à ton père que je veux bien l’épouser et je le dis à mon père qui me dit que dois-je faire le mariage est une joie et aussi un tourment et moi je ne sais quoi dire puis il me dit prends cette botte la semelle en est percée va au grenier pends là au gros clou et verse de l’eau dedans si elle ne fuit pas je me remarie si elle fuit je ne remarie pas mon père a toujours eu de drôles d’idées mais je fais comme il a dit et quand je lui dis  que la botte n’a pas fuit il ne me croit pas mais sous l’effet de l’eau le trou s’est resserré et la botte s’est remplie d’eau jusqu’au bord et il est monté voir lui-même mon père et comme c’est vrai il va demander la mère de ma meilleure amie en mariage.
C’est un beau mariage.
Le lendemain du mariage j’ai du lait pour me laver et du vin à boire et ma meilleure amie a de l’eau pour se laver et de l’eau à boire.
Le jour d’après le lendemain du mariage j’ai de l’eau pour me laver et de l’eau à boire et ma meilleure amie a de l’eau pour se laver et de l’eau à boire.
Le jour d’après le jour d’après le lendemain du mariage j’ai de l’eau pour me laver et de l’eau à boire et ma meilleure amie a du lait pour se laver et du vin à boire.
On en reste là.
Passent les jours & les semaines j’ai de l’eau pour me laver et de l’eau à boire et ma meilleure amie a du lait pour se laver et du vin à boire.
Ma belle-mère me déteste chaque jour un peu plus et trouve toujours un moyen de m’humilier et ma meilleure amie n’est plus ma meilleure amie je suis belle très belle aimable très aimable elle elle est laide très laide repoussante très repoussante je crois que  sa mère est jalouse de moi.

Un jour d’hiver alors qu’il fait froid à pierre fendre les monts et les vallées sont recouvertes de neige et ma belle-mère toujours aussi gentille me confectionne une robe en papier pour que j’aille dans le froid à pierre fendre lui trouver un plein panier de fraises je ne suis pas d’accord il fait trop froid dehors froid à pierre fendre à geler l’haleine et par ce froid à pierre fendre et à geler l’haleine je ne vais pas trouver de fraises vas-tu encore répliquer tâche de filer et ne t’avise pas de revenir avant d’avoir rempli le panier de fraises et elle me donne un petit morceau de pain dur tu en auras pour la journée elle pense sûrement que je vais mourir de froid dehors dans le froid à pierre fendre et à geler l’haleine.
Je suis obéissante et je mets la robe en papier et m’en vais avec le panier pour trouver des fraises dehors dans le froid à pierre fendre et à geler l’haleine.
J’arrive dans la forêt et je vois une petite maison une toute petite maison pas vilaine d’ailleurs une maison une petite maison comme dans les contes de fées. Il y a trois nains à la fenêtre et comme j’ai froid très froid si froid je rentre je suis gênée de déranger les trois habitants les trois petits habitants je dis bonjour je suis polie je suis bien reçue ils m’invitent à m’asseoir près du poêle et je mange mon morceau de pain dur pour reprendre des forces ils me disent donne nous un morceau de ton pain je n’en ai pas assez  je ne veux pas mourir mais j’en donne malgré tout un morceau je partage mon morceau de pain dur avec les trois habitants les trois petits habitants de cette petite maison qui ressemble à une maison de conte de fées ils me disent que vas-tu faire dans la forêt par ce jour d’hiver avec ta petite robe si mince je leur explique et quand j’ai fini mon pain que j’ai mangé par petite bouchée pour le faire durer le plus longtemps possible ils me donnent un balai balaie la neige à la porte de derrière je le fais car je veux rendre service à ces trois habitants ces trois petits habitants car je veux remercier ces trois habitants ces trois petits habitants qui m’ont permis de me réchauffer un peu je les entends marmonner des choses pendant que je me dirige vers l’arrière de la maison et je vais balayer la neige et vous n’allez pas y croire mais je trouve alors des fraises de belles fraises mûres et j’en remplis mon panier je suis heureuse je vais pouvoir rentrer chez moi j’embrasse les nains et les remercie encore je rentre chez moi.
J’arrive chez moi je dis bonjour et une pièce d’or sort de ma bouche devant les yeux ébahis de la mère de mon ancienne meilleure amie et devant les yeux ébahis de mon ancienne meilleure amie je raconte ce que j’ai fait et où j’ai trouvé les fraises mûres et pendant que je parle des pièces et des pièces sortent de ma bouche la salle en est vite remplie mon ancienne meilleure amie veut elle aussi aller voir les nains les nabots dit-elle mais sa mère ne veut pas elle a peur que sa fille meure de froid mais elle finit par craquer et lui fait un beau manteau de fourrure pour la protéger du froid à pierre fendre et à geler l’haleine.
Je ne sais pas ce qui est arrivé mais quand mon ancienne meilleure amie rentre et qu’elle dit bonjour c’est un vilain crapaud qui sort de sa bouche et là je peux dire la mère de mon ancienne meilleure amie n’est pas contente mais pas contente du tout et fait retomber toute la faute sur moi comme si j’y étais pour quelque chose.
Passent les jours et les semaines je suis de plus en plus belle chaque jour je suis plus belle quand mon ancienne meilleure amie qui déjà n’était pas très jolie devient de plus en plus laide et comme quand elle parle il y a un crapaud qui sort de sa bouche tout le monde évite de lui parler de peur de voir la salle envahie de crapauds baveux.
Un autre jour il fait toujours aussi froid et la mère de mon ancienne meilleure amie me dit de prendre un chaudron de fil bouilli une hache d’aller faire un trou dans la glace et de rouir le fil comme je suis obéissante très obéissante je ne discute pas même si je sais que cela aurait fait plaisir à la mère de mon ancienne amie de recevoir avant mon départ quelques pièces d’or mais je suis obéissante très obéissante et je fais ce qu’elle me demande et je vais sur le lac gelé y creuser un trou avec la hache et c’est à ce moment là que passe le carrosse le beau carrosse le très beau carrosse du roi et il me demande mon enfant qui es-tu que fais-tu là je lui réponds je suis une pauvre fille et je rouis du fil et lui veux-tu venir avec moi et moi oh oui de tout cœur je ne veux plus retourner chez la mère de mon ancienne amie.
Et je me marie avec le roi et je suis heureuse et j’ai un enfant et je vis heureuse.

           

samedi 4 juin 2011

les douze frères

C’est ma mère, la reine qui, pour la première fois, me parle de ma mort. 
Ma mère est une reine, ma mère est la reine ; mon père est un roi, mon père est le Roi. Ils sont heureux et vivent paisiblement, avec leurs douze enfants. Je suis le dernier, je m’appelle Benjamin, en souvenir de la Bible, ma dit ma mère qui est une reine, qui est la reine. J’ai onze frères et pas de sœur.
Et un jour elle me parle de ma mort.
Ils vivent heureux et paisiblement, ma mère, la reine, et mon père, le roi,  sauf que depuis quelques temps, ma mère, la reine, passe ses journées assise et semble bien triste.
Elle ne veut pas me dire ce qui lui arrive, elle me dit qu’elle ne peut pas me le dire, mais j’insiste, encore et encore, je suis tenace, je suis Benjamin, le benjamin, et je sais comment tout obtenir de ma mère, la reine. Alors, elle me montre les douze cercueils, les douze petits cercueils de bois déjà remplis de copeaux et qui contiennent, chacun, un petit coussin mortuaire. Puis elle me dit voilà mon fils Benjamin, toi le benjamin de la famille, je te montre cela car tu dois savoir, car tu dois être au courant, si j’accouche d’une fille, ton père, le roi, te tuera, toi, Benjamin, le benjamin de la famille, mais aussi tes onze frères, vous serez tous tués et vous serez tous enterrés dans ces cercueils de bois remplis de copeaux.
Elle m’a parlé, ainsi, de ma mort.
Je dis à ma mère, la reine, qu’elle ne doit pas s’inquiéter, que nous allons nous enfuir et que rien ne va nous arriver. Nous allons nous rendre dans la forêt, j’ai dit à ma mère, la reine, là nous serons à l’abri. Qu’elle hisse un drapeau le jour de l’accouchement, un drapeau blanc et c’est un garçon, un drapeau rouge et c’est une fille. Si c’est un garçon nous pourrons revenir, si c’est une fille, nous nous enfoncerons plus profondément dans la forêt, et rien ne nous arrivera.
Avec mes frères, je m’enfuis dans la forêt, et chaque jour, à tour de rôle, nous montons la garde. Nous montons sur le plus haut chêne, un très beau chêne, et observons le donjon, guettons le drapeau. Au bout du onzième jour c’est mon tour de passer la journée en haut du plus haut chêne, et je vois se hisser un drapeau, ce n’est pas un drapeau blanc, c’est un drapeau rouge, sanglant, annonçant que nous allons tous mourir si nous n’allons pas plus profondément dans la forêt. Mes frères sont en colère et ne veulent pas mourir à cause d’une fille. Mes frères sont en colère de tout perdre parce qu’ils ont maintenant une sœur. Mes frères sont en colère  et jurent de se venger, et de partir à la chasse aux filles, de faire couler un sang rouge quand ils croiseront, maintenant une fille.
Nous nous enfonçons profondément dans la forêt sombre, et au milieu, dans un profond taillis, nous trouvons une petite chaumière enchantée qui est vide. Nous décidons d’y habiter. Moi, Benjamin, le benjamin, le plus jeune et le plus chétif je reste à la maison pour la tenir en ordre, et mes frères partent chercher à manger et sans doute faire le couler le sang rouge de quelques filles. Et je prépare ce qu’ils rapportent de la chasse : lièvres, chevreuils, oiseaux, pigeons et tout ce qu’ils ramassent comme nourriture. On ne peut pas dire que notre nourriture est équilibrée et la diversifiée, mais au fil du temps je m’améliore, et je finis par cuisiner de bons petits plats. Je m’occupe bien de la chaumière enchantée perdue au milieu de la forêt sombre.
Nous sommes loin de ma mère, la reine, et de mon père, le roi. Nous n’entendons pas parler d’eux. Nous ne savons rien sur notre sœur.
Cela dure depuis dix ans.
Un jour, dans la chaumière enchantée, entre une jeune fille, elle porte des habits royaux et a une étoile sur le front. Elle dit qu’elle est la fille du roi et de la reine et qu’elle cherche ses douze frères. Elle dit que pour les trouver elle est prête à aller aussi loin qu’on voit le ciel bleu. Elle lui montre douze chemises blanches, ce sont celles de ses frères dit-elle. Alors je dis que je suis Benjamin, le benjamin, et que je suis son frère et qu’elle est ma sœur, je lui dis qu’elle est belle dans sa robe royale et avec son étoile sur le front et qu’elle est courageuse si elle veut aller aussi loin que le ciel est bleu, mais ce n’est as nécessaire, car je suis Benjamin, le benjamin, son frère et qu’elle est ma sœur.
Elle se met à pleurer, je me mets à pleurer et nous nous embrassons et nous faisons mille caresses.
Je lui dis qu’elle est mal barrée, car nous avons promis de tuer toutes les jeunes filles que nous verrons, de faire couler leur sang rouge. Elle dit qu’elle est prête à mourir pour moi, pour nous. Non, ce n’est pas possible, elle ne peut mourir, je lui dis de se cacher sous le baquet jusqu’au retour de mes frères, de ses frères, de nos frères. Je vais arranger tout cela.
Mes frères rentrent de la chasse, de la pêche, de la cueillette.
Au fil de la discussion, je leur fais promettre de ne pas faire de mal à la prochaine fille qu’ils vont voir ; ils promettent ; et je soulève le baquet et dis que voilà notre sœur ! nous nous embrassons, nous nous caressons, nous sommes heureux. Nous nous aimons tous de tout notre cœur.
Elle reste avec nous dans la chaumière enchantée, elle reste avec moi pour préparer les plats et entretenir la chaumière enchantée, elle ramasse du bois pour le feu, elle ramasse des herbes pour les mets, elle ramasse des légumes pour accompagner le gibier chassé par nos frères.
Nous sommes contents et nous vivons en harmonie. La vie est belle.
Ensuite, je ne sais pas ce qui s’est passé : je me souviens qu’un soir ma sœur est venue avec douze lys, très beau, qu’elle nous les a donnés à mes frères et moi, et puis plus rien, je ne me souviens de rien. Tout est devenu très noir.
Puis je suis avec mes frères devant un grand bûcher dans lequel se trouve ma sœur, et que nous nous précipitons pour la délivrer, que nous l’embrassons et la couvrons de caresses, que nous sommes heureux d’être là, de l’avoir sauvé, mais ce qui s’est passé, je n’en sais rien, et ne peux le raconter.
Ma sœur épouse un roi que je ne connais pas, il a l’air gentil, nous assistons à la mort de la belle-mère, qui semble très méchante. On la plonge dans un tonneau rempli d’huile bouillante et de serpents venimeux, et elle meurt de malemort. Et nous assistons à un chouette mariage.


Quant à ma mère, la reine, pas de nouvelles.

mercredi 1 juin 2011

la clef d'or (un conte sans fin)


            C’était quand j’étais enfant, il faisait froid, il gelait, il y avait une épaisse couche de neige, j’ai dû sortir pour aller chercher du bois en traîneau, mais le traîneau fut rapidement gelé et je ne pus rentrer chez moi comme je le voulais, il ne me restait plus qu’à faire un feu, là, au milieu de la neige, dans le froid, pour ne pas mourir de froid, et ensuite réchauffé, peut-être pouvoir repartir et rentrer chez moi comme je le voulais, je raclais la terre pour enlever la neige et essayer de faire un feu, et en raclant le sol j’ai trouvé, oui, une clef d’or, une petite clef d’or, j’ai cru que là où se trouvait la clef se trouvait la serrure et j’ai continué à racler la terre et j’ai trouvé une cassette de fer et je me suis dit la clef d’or doit ouvrir la cassette de fer qui doit contenir un formidable trésor, mais je cherchais et je ne vis aucune serrure sur la cassette de fer, j’étais triste et continuais à chercher me disant que cette clef d’or devait bien ouvrir cette cassette de fer, nom de dieu ! et au bout d’un moment j’ai trouvé un trou, un tout petit trou, c’était tout juste si on le voyait ce trou, ce si petit trou, j’essayai la clef d’or et elle allait parfaitement, je tournai une fois dans la serrure, et maintenant il vous faut attendre que j’aie fini d’ouvrir et de soulever le couvercle de la cassette de fer pour savoir quelles choses merveilleuses contenait cette petite cassette de fer qui s’ouvrait avec une clef d’or trouvée par hasard un soir d’hiver quand il faisait froid, qu’il gelait, qu’il y avait une épaisse couche de neige, que j’ai dû sortir pour aller chercher du bois en traîneau, mais que le traîneau fut rapidement gelé et que je ne pus rentrer chez moi comme je le voulais, qu’il ne me restait plus qu’à faire un feu, là, au milieu de la neige, dans le froid, pour ne pas mourir de froid, et qu’ensuite réchauffé, peut-être pouvoir repartir et rentrer chez moi comme je le voulais, que je raclais la terre pour enlever la neige et essayer de faire un feu, et qu’en raclant le sol j’ai trouvé, oui, une clef d’or, une petite clef d’or, que j’ai cru que là où se trouvait la clef se trouvait la serrure et que j’ai continué à racler la terre et que j’ai trouvé une cassette de fer et que je me suis dit la clef d’or doit ouvrir la cassette de fer qui doit contenir un formidable trésor, mais que je cherchais et que je ne vis aucune serrure sur la cassette de fer, que j’étais triste et que je continuais à chercher me disant que cette clef d’or devait bien ouvrir cette cassette de fer, nom de dieu ! et qu’au bout d’un moment j’ai trouvé un trou, un tout petit trou, c’était tout juste si on le voyait ce trou, ce si petit trou, que j’essayai la clef d’or et elle allait parfaitement, que je tournai une fois dans la serrure, et que maintenant il vous faut attendre que j’aie fini d’ouvrir et de soulever le couvercle de la cassette de fer pour savoir quelles choses merveilleuses contenait cette petite cassette de fer qui s’ouvrait avec une clef d’or trouvée par hasard un soir d’hiver quand il faisait froid, qu’il gelait, qu’il y avait une épaisse couche de neige, que j’ai dû sortir pour aller chercher du bois en traîneau, mais que le traîneau fut rapidement gelé et que je ne pus rentrer chez moi comme je le voulais, qu’il ne me restait plus qu’à faire un feu, là, au milieu de la neige, dans le froid, pour ne pas mourir de froid, et qu’ensuite réchauffé, peut-être pouvoir repartir et rentrer chez moi comme je le voulais, que je raclais la terre pour enlever la neige et essayer de faire un feu, et qu’en raclant le sol j’ai trouvé, oui, une clef d’or, une petite clef d’or, que j’ai cru que là où se trouvait la clef se trouvait la serrure et que j’ai continué à racler la terre et que j’ai trouvé une cassette de fer et que je me suis dit la clef d’or doit ouvrir la cassette de fer qui doit contenir un formidable trésor, mais que je cherchais et que je ne vis aucune serrure sur la cassette de fer, que j’étais triste et que je continuais à chercher me disant que cette clef d’or devait bien ouvrir cette cassette de fer, nom de dieu ! et qu’au bout d’un moment j’ai trouvé un trou, un tout petit trou, c’était tout juste si on le voyait ce trou, ce si petit trou, que j’essayai la clef d’or et elle allait parfaitement, que je tournai une fois dans la serrure, et que maintenant il vous faut attendre que j’aie fini d’ouvrir et de soulever le couvercle de la cassette de fer pour savoir quelles choses merveilleuses contenait cette petite cassette de fer qui s’ouvrait avec une clef d’or trouvée par hasard un soir d’hiver quand il faisait froid, qu’il gelait, qu’il y avait une épaisse couche de neige, que j’ai dû sortir pour aller chercher du bois en traîneau, mais que le traîneau fut rapidement gelé et que je ne pus rentrer chez moi comme je le voulais, qu’il ne me restait plus qu’à faire un feu, là, au milieu de la neige, dans le froid, pour ne pas mourir de froid, et qu’ensuite réchauffé, peut-être pouvoir repartir et rentrer chez moi comme je le voulais, que je raclais la terre pour enlever la neige et essayer de faire un feu, et qu’en raclant le sol j’ai trouvé, oui, une clef d’or, une petite clef d’or, que j’ai cru que là où se trouvait la clef se trouvait la serrure et que j’ai continué à racler la terre et que j’ai trouvé une cassette de fer et que je me suis dit la clef d’or doit ouvrir la cassette de fer qui doit contenir un formidable trésor, mais que je cherchais et que je ne vis aucune serrure sur la cassette de fer, que j’étais triste et que je continuais à chercher me disant que cette clef d’or devait bien ouvrir cette cassette de fer, nom de dieu ! 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et qu’au bout d’un moment j’ai trouvé un trou, un tout petit trou, c’était tout juste si on le voyait ce trou, ce si petit trou, que j’essayai la clef d’or et elle allait parfaitement, que je tournai une fois dans la serrure, et que maintenant il vous faut attendre que j’aie fini d’ouvrir et de soulever le couvercle de la cassette de fer pour savoir quelles choses merveilleuses contenait cette petite cassette de fer qui s’ouvrait avec une clef d’or trouvée par hasard un soir d’hiver quand il faisait froid, qu’il gelait, qu’il y avait une épaisse couche de neige, que j’ai dû sortir pour aller chercher du bois en traîneau, mais que le traîneau fut rapidement gelé et que je ne pus rentrer chez moi comme je le voulais, qu’il ne me restait plus qu’à faire un feu, là, au milieu de la neige, dans le froid, pour ne pas mourir de froid, et qu’ensuite réchauffé, peut-être pouvoir repartir et rentrer chez moi comme je le voulais, que je raclais la terre pour enlever la neige et essayer de faire un feu, et qu’en raclant le sol j’ai trouvé, oui, une clef d’or, une petite clef d’or, que j’ai cru que là où se trouvait la clef se trouvait la serrure et que j’ai continué à racler la terre et que j’ai trouvé une cassette de fer et que je me suis dit la clef d’or doit ouvrir la cassette de fer qui doit contenir un formidable trésor, mais que je cherchais et que je ne vis aucune serrure sur la cassette de fer, que j’étais triste et que je continuais à chercher me disant que cette clef d’or devait bien ouvrir cette cassette de fer, nom de dieu ! 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et qu’au bout d’un moment j’ai trouvé un trou, un tout petit trou, c’était tout juste si on le voyait ce trou, ce si petit trou, que j’essayai la clef d’or et elle allait parfaitement, que je tournai une fois dans la serrure, et que maintenant il vous faut attendre que j’aie fini d’ouvrir et de soulever le couvercle de la cassette de fer pour savoir quelles choses merveilleuses contenait cette petite cassette de fer qui s’ouvrait avec une clef d’or trouvée par hasard un soir d’hiver quand...