jeudi 5 février 2009

we can be heroes





Michel Leiris
(1901-1990)

"Une monstrueuse aberration fait croire aux hommes que le langage est né pour faciliter leurs relations mutuelles."

mercredi 28 janvier 2009

question - III

Dans quel coin de son corps lire la vérité ? 
Où poser la langue de la vérité ? Où dire le vrai ? Où séparer le faux et le vrai, si entre les seins, les petits seins, d’une princesse de conte de fées ? 
Car c’est là, oui là, que se trouve la vérité, la vérité entière, nue et détachée, désinvolte, comme sortie d’un bois, là, oui, là, entre les seins, les petits seins d’une princesse endormie.

samedi 24 janvier 2009

question

Comment penser ça ?

Elle m’a dit je panse tes plaies et moi j’ai compris je pense tes plaies, elle m’a dit qu’elle allait panser mes plaies et moi je me suis dit tiens c’est bizarre de penser des plaies, comment penser ça ?
Et je me suis dit elle devrait plutôt panser mes plaies ce serait plus utile en tout cas pour mes plaies même si je préfère qu’elle pense à moi. Elle voulait panser et elle a pansé, et moi je pensais qu’elle allait penser mais elle a pansé, sans penser, en professionnel.
Comment penser ça ? comment panser ça ?
Comment la panse pense en pensant, en pansant ?
Et si je pense, je panse aussi ?
Et si je panse, est-ce que je pense ?
Que fais-tu quand tu panses ? penses-tu à moi ? penses-tu à ça ?
Pansons-nous quand nous pensons ?
La pensée est-elle un pansement ?


vendredi 23 janvier 2009

question

On dit : « les petits seins de mon amie » ou « les seins petits de mon amie » ?

jeudi 22 janvier 2009

blanche-neige

Blanche-Neige a des petits seins. La Belle au Bois Dormant, aussi. Cendrillon, n’en parlons pas. Les héroïnes de contes de fées ont des petits seins, c’est une certitude.
Je dis « des petits seins », il faut comprendre « des petits seins adorables». Si adorables que l’on veut y poser délicatement les mains, les lèvres, la langue. Ça va commencer ainsi. Par une main qui se pose délicatement sur des petits seins. Par mégarde ma langue touche le petit sein. 

samedi 10 janvier 2009

mardi 6 janvier 2009

comme une évidence...





Comme une évidence, certaines chansons s'imposent à nous. Bashung et "La nuit je mens", par exemple, et celle-ci, de Joseph d'Anvers qui passe en boucle, et dans mon Ipod, et sur la platine.

vendredi 12 décembre 2008

ça tourne en boucle et toujours là




parce que ça a toujours tourné en boucle, avec parfois cette étrange impression de ne plus les entendre, de ne plus y faire attention, mais finalement, toujours là...

dimanche 7 décembre 2008

la S.A.S.A.(IV)

On ne nous contacte jamais. On ne nous demande jamais de faire l'ouverture des supermarchés. Combien de sosies de Claude François se retrouvent à faire le guignol, le dimanche après-midi, à l'inauguration d'un nouveau centre commercial au fin fond de la France ? On ne va pas demander à la S.A.S.A. de prêter le sosie de Claude Simon pour aider à la vente de couches-culottes. C'est sûr. Nous sommes bien loin des festivités. Nous sommes bien loin du spectacle. Imaginez-vous un peu la tête des badauds à l'annonce suivante : "Mesdames et Messieurs, nous sommes heureux de recevoir le sosie de Claude... Simon, qui va nous faire l'honneur de reprendre le discours de réception du Prix Nobel." Non, mais, vous imaginez la tête des gens, yeux écarquillés, bouches ouvertes, et la surprise passée, la franche rigolade, en train de se demander si on n'est pas en train de se moquer d'eux...
Je prends l'exemple de Claude Simon, car c'est un de nos plus anciens membres. Vous ne pouvez imaginer sa fierté quand cet auteur a reçu le Prix Nobel, c'est comme s'il l'avait reçu lui-même. Nous avons pensé que nous allions devoir l'exclure, j'ai même pensé, oui, je l'ai pensé, que l'Académie Suédoise nous déclarait la guerre, qu'elle voulait nous déstabiliser, pour mieux nous faire disparaître. J'étais naïf. Car personne, je dis bien personne, n'a reconnu notre sosie. Aussi invisible qu'avant. 
Il m'a dit ensuite : "Je ne comprends pas ces écrivains qui se cachent, Salinger, Pynchon, Blanchot ; ils n'ont rien à craindre, vraiment rien. Tout le monde s'en fout. A partir du moment où ils écrivent, ils sont cachés. Pour vivre caché, vivez en écrivain. Oui, tout le monde s'en fout."
Il n'avait pas tort, avant que...

vendredi 5 décembre 2008

Morts célèbres

Chamfort, d'après Camus

Il n’y a pas de révolution, il n’y a plus de révolution.

Coup de pistolet qui fracasse le nez,
Œil droit crevé,

Toujours vivant,
Revenir à la charge,
Titubant, aller chercher,
Le rasoir
Pour couper la gorge,
Déchiqueter les chairs.

Inondé de sang,
Fouiller poitrine,
Et enfin,
Ouvrir jarrets et poignets.

S’écrouler au sol.
Au milieu d’un lac de sang.

dimanche 23 novembre 2008

we can be heroes





Charles-Ferdinand Ramuz
(1878-1947)

"Il le lui a dit. Il lui a dit : Veux-tu ?
Elle n'a dit ni oui ni non : c'est une fille avec un garçon."



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jeudi 20 novembre 2008

je me demande...

... si je vais pas transformer ce blog en blog de recettes de cuisine. Pour avoir moi aussi plein de commentaires.