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jeudi 24 mars 2011

bandit(s)



"Hier soir, Schwob et moi, nous étions désespérés, et j'ai cru, un moment que nous allions nous envoler par la fenêtre comme deux chauve-souris."
(Jules Renard, Journal, 10 octobre 1893)

jeudi 21 octobre 2010

bandit(s)



"Les livres ne sont pas des choses inertes et c'est même pour cela qu'ils sont d'une certaine manière dangereux : ils ne rayonnent pas seulement dans le champ littéraire, mais ils ont des retombées dans nos vies."

"Le moindre événement de sa vie révélait soudain une signification qui ne devait rien au hasard mais tout à son désir de s'extirper de l'informe et du médiocre pour s'élever jusqu'au romanesque."

mercredi 21 juillet 2010

bandit




"C'était une immense et splendide poupée ; détail étrange et même regrettable, elle était plus ou moins nue. Ce qui était encore plus étrange, c'est qu'elle avait la jambe droite maintenue par un appareil orthopédique, le bras gauche serré dans un bandage, et qu'au lieu des falbaluches et fanfrelas d'usage, une boîte contenant un assortiment de gazes enduites de plâtre et des accessoires en caoutchouc composait toute sa garde-robe."

lundi 15 mars 2010

bandit



"Car ce qu'il y a toujours, ce sont des montages. Féerie de montages. Réfléchir, c'est être en plein montage. (...) Car si illuminante que soit une idée, toujours elle entre dans un montage, se fait, s'organise par un montage, un montage dans les tâtonnements, et les incertitudes, ou des certitudes inexplicables, partielles ou globales, par attraction de ses semblables ou de ses contraires..."

mardi 9 février 2010

bandit

 

"Elle sourit, elle dit que c'est la première fois, qu'elle ne savait pas avant de vous rencontrer que la mort pouvait se vivre."

lundi 1 février 2010

bandit



"faire de la citation une écriture, ce serait donc écrire sans oublier (le savoir, comme l'on sait, est au contraire destiné par essence à l'oubli; et tout lecteur tant soit peu averti ne manquerait pas de voir dans ce désir frénétique de ne rien laisser perdre, la conviction — ou du moins le soupçon — que l'essentiel s'est déjà perdu): le camp s'imagine prendre de court la mort, en se bondant d'une information toujours plus contemporaine." (Patrick Mauriès, Second Manifeste Camp)

on peut écouter un extrait : ici

et merci à V.S.

samedi 30 janvier 2010

bandit



"Nous étions, il y a quelques années, en province, une pléiade de jeunes drôles qui vivions dans un étrange monde, je vous assure. Nous tournions entre la folie et le suicide. Il y en a qui se sont tués, d’autres qui sont morts dans leur lit, un qui s’est étranglé avec sa cravate, plusieurs qui se sont fait crever de débauche pour chasser l’ennui. C’était beau ! (...) Si jamais je sais écrire, je pourrai faire un livre sur cette jeunesse inconnue qui poussait à l’ombre dans la retraite, comme des champignons gonflés d’ennui."

lundi 11 janvier 2010

bandit





"Qu'on ne s'y trompe pas : ce vêtement noir que portent les hommes de notre temps est un symbole terrible ; pour en venir là, il a fallu que les armures tombassent pièce à pièce et les broderies fleur à fleur. C'est la raison humaine qui a renversé toutes les illusions ; mais elle en porte elle-même le deuil, afin qu'on la console."

lundi 14 décembre 2009

bandit




"l'on vit en plusieurs endroits de Paris, au même moment et sans concertation, les gens tirer sur les horloges" 

vendredi 20 novembre 2009

bandits

Une préface pourrait être intitulée : paratonnerre. (Lichtenberg)

Cette sensation poignante qui fait qu'on touche à une phrase comme à une arme à feu. (J. Renard)

Comme c'est vain, une idée ! Sans la phrase, j'irais me coucher. (id.)

Suis vivante stop. (Eternité)

Comme elle est belle ! J'aimerais la voir sur ma table de dissection ! (Tourgueniev)