Monsieur Jules, ne sait plus que dire, il voudrait que cet imbécile de Auguste disparaisse, voudrait que maintenant, là, il disparaisse. Il ferme les yeux. Moi, je voudrais bien baiser ta femme, la lécher, l’embrasser, éjaculer sur ses seins, me faire sucer par ta femme, la belle Madame Jules. Monsieur Jules avait pensé que Madame Jules, sa femme, sa maîtresse, puisse être désirée par d’autres que lui. Qu’elle était le fantasme d’autres hommes, mais des hommes qui n’avaient pour lui, ni visage, ni nom, ni voix, qui n’existaient pas. Et cet imbécile, cet importun d’Auguste qui lui dit : Moi, je voudrais bien baiser ta femme, la lécher, l’embrasser, éjaculer sur ses seins, me faire sucer par ta femme, la belle Madame Jules. Et voilà que cet inconnu, que celui qu’il n’avait jamais imaginé, celui qui n’était qu’une ombre, ou un corps, juste un corps, sans voix, sans nom, sans visage, devient une ombre avec une voix, un nom, un visage, celui de cet imbécile d’Auguste. Et il voit, là, les yeux fermés, sa femme en train de faire l’amour avec cet imbécile, cet importun d’Auguste, et il voit, là, les yeux fermés, sa femme en train de sucer cet imbécile, cet importun d’Auguste, et il voit, là, les yeux fermés, sa femme se faire lécher par cet imbécile, cet importun d’Auguste, et il voit, là, les yeux fermés, sa femme lécher le sperme de cet imbécile, de cet importun d’Auguste. Il sent remonter en lui comme une envie de vomir, là, maintenant, de laisser sortir de lui, le plus vite possible ces images qui se bousculent dans sa tête, qui cognent contre son crâne. À quoi penses-tu ? à toi, je pense à toi — en train de sucer un autre homme, en train de te faire lécher par un autre homme, en train de te faire prendre par un autre homme, en train de lécher le sperme d’un autre homme, je pense à toi en train de… À quoi penses-tu ? je ne veux plus penser, je ne veux plus penser, je ne veux plus penser à toi, en train de de sucer un autre homme, en train de te faire lécher par un autre homme, en train de te faire prendre par un autre homme, en train de lécher le sperme d’un autre homme.
Et quand il ouvre ses yeux, il n’y a plus personne, que la fraîcheur de la nuit et les étoiles dans le ciel.
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