mercredi 27 avril 2011

Monsieur & Madame Jules - greffe(II)

« Les femmes, toutes les femmes, ont une seconde chambre à coucher, une seconde chambre avec un large miroir sans tain. Elle donne, cette seconde chambre, sur la première chambre, celle que, nous, les hommes partageons avec elles. Et elle, ta femme, Madame Jules, ta maîtresse, elle est derrière ce miroir sans tain. Et elle te regarde, et elles nous regardent,  pendant qu’elle se fait, qu’elles se font caresser par un autre, que toi, que nous. Et elle te regarde pendant qu’un autre lui embrasse les fesses. Elle te regarde, elles nous regardent. Mais tu ne la vois pas, mais nous ne les voyons pas. Elle est peut-être allongée à tes côtés, même en train de te sucer la bite, cela ne change rien, elle est aussi derrière sa vitre sans tain, en train de se faire lécher par un autre, que toi, oui, un autre que toi. C’est ainsi, Monsieur Jules, ta femme a une seconde chambre, que tu ne connais pas, que tu ne connaîtras jamais, d’ailleurs. Et qui sait ? ce que tu crois être ta chambre, votre chambre, n’est peut-être que la seconde chambre d’un autre. Tu es peut-être l’amant de ta femme. Et elle se laisse faire par toi, en regardant ce qu’elle fait avec l’autre, son mari. Allons, Jules, Monsieur Jules, as-tu jamais pensé que ta femme pouvait sucer une autre bite que la tienne ? As-tu jamais pensé que ta femme pouvait se faire lécher par une autre langue que la tienne ? As-tu jamais pensé que ta femme pouvait se faire caresser par d’autres mains que les tiennes ? As-tu jamais pensé que ta femme pouvait se faire pénétrer par un autre sexe que le tien ? As-tu jamais pensé que ta femme pouvait se faire embrasser par une autre bouche que la tienne ? — Non, non, non, non, non. — As-tu jamais pensé que ta femme pouvait se caresser devant d’autres yeux que les tiens ? As-tu jamais pensé que ta femme pouvait branler un autre sexe que le tien ? As-tu jamais pensé que ta femme pouvait caresser d’autres couilles que les tiennes ? As-tu jamais pensé que ta femme pouvait se faire sodomiser par un autre que toi ? — Non, non, non, non. — Ne me prends pas pour un idiot. C’est impossible. Tu y as pensé. As-tu jamais pensé à d’autres seins ? à d’autres lèvres ? à d’autres fesses ? à d’autres cuisses ? à d’autres sexes ? à d’autres bouches sur tes lèvres ? à d’autres lèvres sur ton sexe ? à d’autres sexes pénétrés par ton sexe ? à d’autres sexes sur ta bouche ? — Non, non, non, non, non, non, non, non, non. — Ne me prends pas pour un idiot. C’est impossible. Et elle ? elle n’y pense pas ? à un autre sexe dans sa bouche ? à un autre sexe entre ses seins ? à un autre sexe dans son sexe ? à autre sexe dans sa main ? à une autre langue dans sa bouche ? à une autre langue sur ses seins ? à une autre langue sur son sexe ? à se caresser pour un autre ? à caresser un autre ? à se faire caresser par un autre ? et combien d’autres voudraient ta femme ? voudraient la baiser ? voudraient la lécher ? voudraient se faire sucer par elle ? voudraient la branler ? voudraient se faire branler par elle ? j’en connais un, oui, j’en connais un. » Monsieur Jules, ne sait plus que dire, il voudrait que cet imbécile de Auguste disparaisse, voudrait que maintenant, là, il disparaisse. Il ferme les yeux. « Moi, je voudrais bien baiser ta femme, la lécher, l’embrasser, éjaculer sur ses seins, me faire sucer par ta femme, la belle Madame Jules. »