mercredi 16 juin 2010

J'étais...

Le Mentir-vrai sous le bras ; cheveux longs et posture - pose (ou pause), je traversais les gares ; je rêvais à d'autres mondes, à d'autres rêves : je me distribuais mes mensonges comme on distribue les cartes - et en bon tricheur je savais que la dame de coeur - attrapée un 6 mars - était dans ma manche, en baiser volé.

J'avais la carte, je maîtrisais la partie - et en romancier je faisais sauter la coupe - j'étais Simon Melmoth et j'étais un rêve dans un rêve : un jeu de cartes à moi tout seul - un tricheur avec sa dame de coeur dans la manche. Je traversais les salles d'armes : salut, battez, contre-de-quarte, battez, contre-de-sixte, fendez, et la tête toujours en arrière (cheveux longs et posture - pose (ou pause)) - j'étais Simon Melmoth et rien de ma vie dans mes écrits, mais mes écrits dans ma vie ; un tas de rêveries : un doigt sur des lèvres pour tenter de les comprendre.

4 commentaires:

gwendoline a dit…

bien joué...

Tüp Bebek fiyatları a dit…

a été un article que j'ai aimé. Merci pour le partage....

Anonyme a dit…

J'étais la...

Simon Melmoth a dit…

... oui.